Le projet de loi sur les retraites passe au Parlement dès le 7 septembre. Tous les syndicats appellent à la grève et à manifester massivement. Ce projet retarde l’âge de départ à la retraite et fera encore baisser le montant des pensions, sans toucher aux dividendes des actionnaires ni aux profits. Pour gagner, il faut préparer une grève générale. La Fédération SUD a déposé un préavis de grève illimitée à partir du 7 septembre pour que les personnels en discutent et en décident.
En décidant de s’allier avec SFR pour créer un opérateur de téléphonie mobile « postale », le conseil d’administration du groupe récemment privatisé ose un pari risqué.
Suite au conflit de mai et juin sur des bureaux des Hauts-de-Seine, la direction a décidé de passer trois militants SUD en conseil de discipline. Le 12 juillet, la direction demandait à l’inspection du travail l’autorisation de licencier Gaël. Bertrand et Yann, mardi 31 août, risquent un et deux ans d’exclusion. La fédération SUD exige l’abandon de toutes les sanctions et appelle à se rassembler mardi 31 août devant la DOTC de Nanterre à partir de 13h. Un préavis de grève national est déposé.
La Poste veut sanctionner Yann LE MERRER, Bertrand LUCAS, Gaël QUIRANTE et Olivier ROSAY pour faits de grève et faits syndicaux. Ces camarades risquent le licenciement, une mise à pied d’1 ou 2 ans. SUD appelle à un rassemblement mardi 31 août à partir de 13h devant la DOTC du 92, 3 bd du Levant Nanterre (un préavis national a été déposé ce jour par la fédération SUD PTT).
Alors que le syndicat professionnel des médecins du travail de La Poste vient d’adresser au Président du groupe La Poste un état des lieux alarmant sur la santé des agents de La Poste en pointant que des « suicides ou des tentatives de suicide, dont on peut penser qu’ils sont exclusivement liés à des situations de vie professionnelle surviennent dans toutes les régions, dans tous les métiers et aux différents niveaux de l’entreprise », le directeur général du travail, autorité centrale de l’Inspection du Travail vient, par une note du 27 juillet 2010, d’interdire à ses agents d’aller fourrer leur nez dans les conditions de travail des salariés de cette vénérable société anonyme à capital majoritairement détenu par l’Etat.
Sanction grandissante, entrave au droit syndical sous toute ses formes, harcèlement contre le personnel... Voilà ce à quoi les militant(e)s, adhérent(e)s et postier(e)s sont confronté(e)s dans les services. La Poste, à tout moment, décide de sortir l’arme lourde et empêcher toute contestation dans l’entreprise. SUD PTT a décidé d’élaborer un livre noir de la répression. Son but ? Recenser des exemples flagrants de ce que subissent les agents de La Poste quotidiennement dans les services, comme les militant(e)s et adhérent(e)s.
Malgré la signature d’un protocole mettant fin au conflit dans les Hauts-de-Seine, la
direction du Courrier persiste à traduire trois militants de SUD en conseil de
discipline avec menace de licenciement et de lourdes sanctions. La fédération SUD
exige la levée de toutes les sanctions. Elle dépose un préavis de grève national le 12
juillet, jour du premier conseil de discipline demandant un licenciement et appelle à
se rassembler devant la DOTC des Hauts-de-Seine à Nanterre.
Bruno Berrier, postier en grève de la faim depuis le samedi 12 juin 13h devant le Siège de La Poste, au 44 boulevard de Vaugirard, Paris 15. Il dénonce notamment des irrégularités sur la gestion des promotions et des primes en Isère et Savoie, les dérives managériales, mais également la non-application par La Poste de l’arrêté 574 de la Cour de cassation sur le complément poste qui impose le principe "à travail égal, salaire égal" entre les fonctionnaires et les salariés. SUD exige que le Siège reçoive immédiatement cet agent en audience. La Poste doit prendre en compte le malaise actuel et la souffrance dans l’entreprise, et y répondre par la satisfaction des revendications du personnel.