Grève le 17 mars à la PFC Moissy

jeudi 11 mars 2010 par Mickaël

Depuis l’ouverture, on ne peut pas dire qu’il fait bon vivre à la PFC de Moissy, les conditions de travail sont dures, le malaise est prégnant, d’ailleurs le nombre d’arrêts maladie est en explosion, témoignant du problème. Le 4 juin dernier, nous avions été en grève, très majoritairement. Si l’ensemble des revendications n’avait pas été satisfait loin s’en faut, certains points avaient été améliorés et le climat s’en était tout même ressenti. Pourtant, depuis quelques mois, le début de la période, les choses se sont considérablement aggravées. Nous ne sommes pas entendu-e-s, la majorité du personnel est en situation de maltraitance.

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Les points qui motivent le préavis :

Un de nos camarades de nuit a été licencié pour « AI » et un autre doit suivre ces jours ci. Leur crime ? avoir participé au mouvement de grève illimité de Décembre, ColiPoste, au mépris des textes régissant le droit de grève et des jugements qui le précisent, nie le droit à la grève illimité. C’est une mesure d’intimidation que nous ne devons pas laisser passer sous peine d’être « socialement menotté-e-s » pour l’avenir. Notre solidarité doit être sans faille !

Sur la PFC, le harcèlement est érigé en méthode de management par certains agents de maîtrise qui se permettent de minuter le temps passé aux toilettes par exemple et qui ne savent que répondre « c’est moi le chef tais toi » aux observations qui peuvent leur être faites, aucun compte n’est tenu du facteur humain dans le processus de production, le favoritisme règne en maître pour ce qui concerne les attributions de postes de travail, toujours les mêmes qui « mangent », toujours les mêmes qui l’ont « bonne », excellent moyen au demeurant de diviser le personnel pour assurer le règne de minables roitelets. On est dans le manque total de respect, c’est inacceptable !

Pour ce qui concerne le « dialogue social », il est inexistant ! Si la direction accepte bien de recevoir les O.S à leur demande, rien ne sort jamais de ces rencontres, autant « pisser dans un violon » ! Les instances ne sont pas respectées, par exemple la direction se permet de changer le règlement intérieur de l’établissement sans même consulter les syndicats alors que c’est obligatoire, le CHS.CT est méprisé. Ben voyons, pourquoi se gêner c’est qui le patron ?? vive le non-droit !

Ras le bol de l’obsession du chiffre au mépris de l’humain ! Tout ce qui compte pour ceux qui nous dirigent, c’est faire du chiffre, l’exécution n’est pas autrement considérée que comme des citrons qu’on jette une fois pressé-e-s et pressuré-e-s. Pourtant en majorité sur la PFC, nous ne sommes pas des « bleu-e-s », on connaît le boulot et on le fait, bien, comme on l’a toujours fait. Ce qui se passe en ce moment est un déni de notre professionnalisme, de notre dignité de travailleur-euses, ça suffit !

Pour ce qui concerne les effectifs : depuis un an, nombre de nos collègues ont démissionné, personne n’a été remplacé. Par contre la précarité s’installe, les intérimaires sont constamment utilisé-e-s, dans des conditions peu dignes, prévenu-e-s à l’instant « T » de la nécessité de leur présence, contrats à la journée, tout cela témoigne non seulement de l’inexistence de volant de remplacement mais également d’un manque d’effectif évident. Embauche des intérimaires !!!

Régime de travail jour : nous devons exiger la réorganisation de ces horaires en particulier les fins de semaines, nous on est au boulot le samedi tandis que d’autres que nous ne nommerons pas reçoivent leurs ami-e-s ou vaquent à leurs occupations personnelles. Pour une vie sociale normalisée

Service de Nuit : l’organisation des positions de travail est à revoir, il n’y a pas d’organisation, de répartition du travail qui tienne la route, nous demandons, sans succès et depuis des mois, des améliorations qui ne viennent pas, Ras le Bol ! Quant à la restauration de nuit, nous en sommes réduit-e-s aux immondices hors de prix distribuées par la machine à dégueulis ! Nous voulons une véritable restauration de nuit, comme dans les autres PFC !

Pour clore cette liste non exhaustive, nous devons en finir avec cette indignité qu’est la fouille électronique au PIF, l’interdiction des MP3, des téléphones. Comme si il n’y avait pas assez de caméras pour nous fliquer ! Marre de cette humiliation quotidienne, sans parler des intérimaires contraints de retirer leurs chaussures !!!

Nous ne devons pas nous laisser faire !

Il n’est pas possible de continuer ainsi, nous devons nous faire entendre. C’est pourquoi les organisations syndicales de la PFC, SUD et CGT, proposent une journée d’action le 17 mars qui doit permettre de contraindre la direction à discuter, négocier pour améliorer les choses. Si l’on ne fait rien, les dégâts, au plan humain, risquent d’être considérables. Bien sur, ce n’est pas par une grève de 24 heures que nous pourrons aboutir sur l’ensemble des revendications. Pour autant, c’est l’occasion de frapper un grand coup, de montrer que nous ne sommes pas un troupeau de moutons bêlants et que notre capacité de colère et de révolte est bien là, la direction doit en tenir compte ! Nous appelons l’ensemble des collègues à faire grève, à venir sur place le 17 mars, participer à un rassemblement auquel nous convoquerons la presse. Ce qui se passe à Moissy est grave, nous n’avons pas d’autre choix que la mobilisation si nous voulons que la situation devienne vivable. Il n’y a aucune raison de baisser la tête et de continuer à subir le diktat d’une bande d’incapables qui pallient à leurs insuffisances en entretenant un régime de terreur et les inégalités sur le lieu de travail !

Le 17 mars 2010, pas un, pas une ne doit manquer à l’appel ! Tous et toutes en lutte !!!


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