COFI, COCLI, GESCLI : "collectivisation" du commissionnement ou chasse au "maillon faible" ?
vendredi 5 février 2010 par Mickaël
Le début de l’année 2010 connaît de vastes mutations. La Poste, abandonnant le service public, se pervertit en Société Anonyme et la rémunération variable individualisée de la ligne bancaire, dans la foulée, devient en partie collective. Contradictoire ? Pas si sûr...
Un outil au service du management !
Déjà, le système du commissionnement, avec notamment les étoiles, est basé sur l’auto-flagellation. Avec
la part collective, une étape supplémentaire est franchie. Plus précisément, le calcul de la prime trimestrielle
de la collecte nette d’épargne moyen et long terme se base sur une approche collective. Son assiette,
"librement négociée" est déterminée pour le "TERRAIN" et pour l’année. A ceci s’ajoute une prime sur
l’enveloppe collecte nette "TERRAIN" (incluant d’autres indicateurs) qui est allouée au DET dont il fixe les
modalités d’octroi, afin de valoriser la performance commerciale des conseillers financiers et clientèles. Une
enveloppe conditionnée à la réalisation de l’objectif fixé.
Ce principe s’inspire du système de commissionnement instauré depuis 2 ans sur le guichet.
Aux objectifs individualisés se greffe une contrainte supplémentaire avec la réalisation d’un objectif
subordonné à une implication de chacun dans un collectif.
Cette implication croisée sous contrôle du DET sera soupesée à l’aune de la performance commerciale des
conseillers, de la réalisation de l’objectif collectif et du taux de présence des conseillers... Et là, la perversion
de ce nouveau mode de calcul prend tout son sens.
En effet, le dénominateur commun à chaque conseiller est son inclination à se mobiliser pour la réalisation
de cet objectif collectif. Une mobilisation de tous les instants qui sera évaluée... mais pas seulement. Elle
sera également comparée par le DET et implicitement par les autres membres de l’équipe du "TERRAIN".
Cette comparaison risque rapidement d’engendrer de la culpabilisation si l’obligation de se soumettre au plan
de marche n’est pas respectée. Le conseiller défaillant sera mis à l’index par son entourage, le tout sous l’oeil
réprobateur mais compatissant du DET.
Cette logique, sous couvert de collectif, n’a comme objectif que d’instaurer une forme prononcée et malsaine d’autosurveillance, d’autoculpabilisation, voire pire si les besoins s’en faisaient sentir. Comme si ça ne suffisait pas, au stress des objectifs commerciaux s’ajoute l’appréhension d’être, à un moment ou à un autre, le "maillon faible" de l’équipe. Ce dispositif est proprement choquant et scandaleux.
Le syndicat SUD organise une réunion dans ses locaux (25/27 rue des
Envierges 75020 Paris : Métro Pyrénées) le mardi 16 février 2010 à
partir de 19h30 afin d’aborder, notamment au travers de ce dispositif,
tous les problèmes liés aux différentes formes de "management".
VENEZ NOMBREUX !
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SUD Postaux Paris
L’Enseigne (guichets)
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