Face aux drames récents, La Poste vient d’annoncer une série de mesurettes qui ne répondent en rien aux demandes du personnel. Un cabinet indépendant, ISAST, vient de publier un rapport d’enquête accablant pour La Poste quant au suicide de Brigitte au centre financier de Paris en septembre dernier. Le CHSCT du centre financier a voté qu’ISAST poursuive son enquête à l’échelle de tout le centre. La Poste demande l’annulation de cette décision en justice et assigne nos camarades au TGI le 14 juin.
Le 14 juin, nous ne laisserons pas nos camarades seuls, nous nous mobiliserons pour que La Poste cesse toute poursuite et respecte la décision du CHSCT de Paris Chèques !
Le gouvernement Sarkozy, c’est fini. Pour toutes celles et tous ceux, qui en ont combattu pendant les 5 dernières années les contre-réformes, les politiques sécuritaires, xénophobes et racistes, c’est une bonne nouvelle. Mais ce qui importe, pour les salarié-es, les chômeurs/ses, les retraité-es, les jeunes, c’est que la politique change, que la société ne soit plus organisée en fonction des besoins d’une petite minorité qui profite du travail des autres pour s’enrichir toujours plus.
La campagne électorale a été marquée par de nombreuses déclarations qui, sous prétexte de rallier l’électorat du Front National, contribuent à banaliser une pensée réactionnaire et porteuse d’exclusions.
François Hollande s’est fait élire Président de la République en promettant que « le changement c’est maintenant ». Changer de Président, c’est fait ; changer de gouvernement cela va être fait. Les élections législatives de juin peuvent donner aux partis de Gauche une majorité à l’Assemblée Nationale qu’ils ont déjà au Sénat. Pour que ce soit utile à tous, il faut des décisions concrètes. L’Union syndicale Solidaires réaffirme ses revendications et ses propositions alternatives qu’elle a portées dans les mobilisations sociales de ces dernières années. Nous ne pensons pas être dans une situation sociale permettant d’imposer que toutes celles-ci soient satisfaites dans la semaine. Mais, a contrario, certaines décisions peuvent être prises sans délai, et des engagements forts doivent être annoncés dès maintenant.
Maintenant, c’est le changement ?
* Augmentation immédiate du SMIC et des minimas sociaux (1 700 euros nets), des allocations-chômage et des pensions de retraite.
* Droit à la santé pour tous, par des mesures immédiates supprimant les déremboursements, les tickets modérateurs, les forfaits hospitaliers.
* Annulation des contre-réformes sur les retraites et embauche correspondante de jeunes.
* Suspension des plans de licenciements, droit de véto dans les Comités d’Entreprise, extension de l’obligation de création de CE aux entreprises de moins de 50 salarié-es. Arrêt des suppressions d’emplois dans la Fonction publique et les entreprises publiques
* Retour au public des services privatisés.
* Annulation des cadeaux fiscaux faits aux plus riches et de l’alourdissement des impôts les plus injustes (TVA), mise en place d’une fiscalité juste et redistributrice.
* Dénonciation des traités européens qui organisent le pillage des populations au profit des patrons et banquiers. Non ratification du « traité fiscal ».
* Abrogation des lois antigrève.
Ces propositions sont de nature à répondre aux urgences sociales. Elles doivent s’inscrire dans un changement de politique qui tourne la page des politiques néolibérales et antisociales à l’oeuvre depuis trop longtemps. Un changement de politique doit mettre en avant la satisfaction des besoins sociaux de toutes et tous, la résorption des inégalités et des discriminations, la prise en compte de la nécessaire transition écologique et s’appuyer pour cela sur une autre répartition des richesses.
Nous avons aussi des revendications qui doivent être satisfaites dans les entreprises et les établissements. C’est par la mobilisation et la construction de rapports de forces que nous les imposerons au patronat.
Se débarrasser de Sarkozy est une chose, imposer une autre politique au marché et à la finance en est une autre.
Dès le lendemain de l’élection, les plans sociaux retardés pour raison électorale vont tomber en même temps, la finance va faire pression pour imposer plus d’austérité. L’expérience nous indique que le rapport de force est déterminant : pour que les droits acquis ne régressent pas, pour en gagner de nouveaux, un climat social revendicatif est indispensable, et l’Union syndicale Solidaires agira de tout son poids, dans l’unité, pour mobiliser.
Union syndicale Solidaires/SUD
le 6 mai, 20 heures.
Depuis des années les réorganisations et les suppressions d’emplois se succèdent
à un rythme soutenu, dégradant de façon très importante les conditions de
vie des agents par l’augmentation des charges et des cadences de travail et la
casse des régimes dont ils bénéficiaient. Soumis à une pression permanente,
épuisés physiquement comme nerveusement, les postiers prennent de plein
fouet ces suppressions d’emplois incessantes.
Les récents drames, deux suicides d’agents sur leur lieu de travail à 10 jours
d’intervalle, témoignent du malaise grandissant à La Poste.
La déclaration officielle du Siège de La Poste parlant de simple ajustement des
réorganisations ne répond nullement aux attentes des postiers, qui réclament
dans tous les services l’arrêt des réorganisations et des suppressions d’emplois.
Les organisations syndicales parisiennes SUD, CGT, CFDT et FO refusent de
s’en tenir à de simples effets d’annonce.
Les organisations syndicales SUD, CGT, CFDT et FO ont par conséquent pris
la décision unanime de ne participer à aucune instance départementale et
locale en lien avec des projets de réorganisation, et exigent des réponses
concrètes immédiatement en matière d’emplois et de conditions de travail.
Cela passe par l’arrêt immédiat de toutes les réorganisations.
Le rapport social 2011 de La Poste, présenté ce 11 mai au Conseil d’administration, est l’illustration du malaise social qui sévit dans cette entreprise.
Le mal-être des postières et des postiers était déjà très visible à la lecture du bilan social 2010. La situation ne s’est nullement améliorée. Comment aurait-t-il pu en être autrement puisque 10 054 emplois ont encore été supprimés en 2011 ?
Le gouvernement a, malgré l’opposition unanime des organisations syndicales mises devant le fait accompli, décidé l’instauration d’une journée de carence dans la Fonction publique. Elle s’applique au 1er janvier 2012 pour les agents publics, les fonctionnaires et agents non titulaires de droit public, placés en congé de maladie ordinaire.
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Le rapport social 2011 de La Poste, présenté ce 11 mai au Conseil d’administration, est l’illustration du malaise social qui sévit dans cette entreprise.
La direction a échoué dans sa volonté de passer en force sa consultation, et voir la direction reculer a redonné le moral à tous les facteurs ! Tant mieux ! Mais, bien que nous en soyons tous très contents, ce recul n’est dû qu’à un contexte défavorable pour la boîte et nous nous doutons très bien qu’elle reviendra à la charge dès qu’elle le pourra.
Communiqué de la Fédération SUD PTT
La Direction de La Poste a-t-elle été trop loin dans sa course effrénée à la productivité ? C’est hélas devenu une évidence pour les millions d’usager-es du service public postal comme pour les dizaines de milliers de postier-es qui l’accomplissent. Les doléances se multiplient et un vrai ras-le-bol est en train de se manifester, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise.
La direction continue à dire qu’elle va nous « consulter » sur les trois scénarios qu’elle nous a proposés fin mars. Quel que soit le scénario, il est basé sur 12 tournées en moins et l’équivalent en suppressions d’emplois.
Tract commun CGT - SUD distribué à Paris 17 :
Tract de la section SUD PIC Wissous
Au sommaire :
Grand Dialogue, grand pipeautage !
Cadences : les temps modernes
Effectifs : 8 - 8 = 0 !
Bondoufle, pour les congés c’est réglé
HMI mardi 8 et mercredi 9 mai
Des militant-e-s SUD des centres d’appel de La Poste ont participé début avril au colloque international regroupant les travailleurs-euses de ces services. Retrouvez la déclaration commune en ouvrant le document PDF ci-joint :